Paroisse Catholique des MUREAUX

Doyenné de Meulan, Diocèse de Versailles

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DIO MI AMA ! (Dieu m’aime)

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Frères et sœurs, depuis notre enfance, nous savons qu’il n’est pas bien de se vanter : c’est à la fois une marque d’orgueil et un manque de respect envers les autres. Dans ma terre, on appelle ceux qui se vantent des : « paons ».

 

Pourtant, l’Apôtre Paul nous exhorte à nous enorgueillir de l’abondance de la grâce dont nous avons été comblés en Jésus-Christ, au moyen de la foi. Nous sommes ainsi invités à reconnaître, dans la lumière de l’Esprit Saint, que tout est grâce, pour être en paix avec Dieu, avec nous-mêmes, et avec toutes les personnes rencontrées. L’Apôtre nous exhorte aussi à nous enorgueillir de nos épreuves. Car la paix que le Seigneur nous offre n’est pas synonyme d’absence de déceptions ou de souffrances. Elle est ce don extraordinaire qui permet de reconnaître que Dieu nous aime et qu’il est toujours à nos côtés. Et ce don produit en nous la patience car nous savons que rien ne pourra nous séparer de l’amour du Seigneur. Pour cette raison, l’espérance chrétienne est sûre et nous sommes appelés à nous en faire les « canaux » auprès de tous, avec humilité et simplicité. Car, notre plus grand orgueil est d’avoir comme Père un Dieu qui ouvre sa maison à tous les hommes, pour que nous apprenions en fils à nous réconforter et à nous soutenir les uns les autres…

 

C’est un bon exercice, que de se dire à soi-même: Dieu m’aime. C’est la racine de notre sécurité, la racine de l’espérance. Et le Seigneur a déversé avec abondance dans nos cœurs l’Esprit — qui est l’amour de Dieu — comme artisan, comme garant, précisément afin de pouvoir alimenter en nous la foi et maintenir vivante cette espérance. Et cette sécurité: Dieu m’aime. «Mais en ce moment difficile?» — Dieu m’aime. «Et moi, qui ai fait cette chose laide et mauvaise?» — Dieu m’aime. Personne ne peut nous ôter cette sécurité. Et nous devons le répéter comme une prière: Dieu m’aime. Je suis sûr que Dieu m’aime. Je suis sûr que Dieu m’aime…

Je suis heureux de saluer les pèlerins de langue française, en particulier les jeunes et les paroisses venant de France et de Suisse (La paroisse des Mureaux ayant été présentée au Saint Père au début de l’audience). Que l’Esprit Saint ouvre nos cœurs à l’amour dont Dieu nous a comblés pour que nous devenions en Jésus-Christ les témoins de l’espérance auprès de tous, en particulier des petits et des pauvres. Que Dieu vous bénisse !

Pape François lors de l’audience du 15 février à Rome
avec les pèlerins des Mureaux