Edito Février 2026

Le Carême : un temps de conversion pour me remplir de l’essentiel

Le Carême, ce sont quarante jours à vivre comme un temps de préparation à la célébration de Pâques, la fête la plus importante pour les chrétiens. C’est le passage du Christ de la mort à la résurrection. Par sa Pâque, nous sommes sauvés du péché et de la mort. Le Carême est donc un temps pour nous associer à ce passage : mourir à notre péché pour renaître à une vie nouvelle.

C’est un temps de conversion concrète, où je prends des moyens précis pour me détacher du péché et de ce qui me rend esclave, afin de me tourner vers Dieu, source de toute liberté. Chacun est appelé à discerner des points précis sur lesquels faire un effort : si je passe trop de temps devant les écrans, je réduis leur usage ; si j’ai tendance à critiquer, je m’exerce à retenir ma langue ; si je ne vais pas assez vers les autres, je m’efforce de m’ouvrir davantage. Le but est qu’à la fin du Carême, je sois plus libre sur un point précis.

En commençant le Carême par le mercredi des Cendres nous nous plaçons dans une attitude d’humilité : « Tu es poussière et tu retourneras à la poussière. » Nous sommes invités à nous souvenir de notre condition mortelle devant Dieu, qui seul est immortel. Sans lui, nous ne pouvons rien faire. Être petit et humble, dans un esprit d’adoration : voilà l’esprit du Carême. La Vierge Marie « l’humble servante », nous accompagnera sur ce chemin par une série de conférences.

Le Carême est un temps où je suis invité à m’alléger du superflu, mais c’est bien plus que cela : c’est un temps pour me remplir de l’essentiel. Lorsque je me prive de quelque chose pour m’en libérer, il est important de savoir par quoi je vais le remplacer : par des choses bonnes et saines, qui me tirent vers le haut, et ainsi je vais me rapprocher de Dieu au service de mes frères.

Père Daniel Le, curé.