Qu’est-ce qui caractérise Marie et Marthe, deux sœurs, amies de Jésus lors de la résurrection de Lazare ?»

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Le récit s’ouvre comme les contes : « Il était une fois un homme malade ». Lazare est situé par rapport à ses deux sœurs Marie et Marthe. La première est qualifiée par rapport à l’onction donnée à Jésus. Comme celle-ci est mise en rapport avec « le jour de l’ensevelissement » de Jésus, on peut lire cette note explicative comme une orientation de lecture : Marie est située du côté du deuil et de la mort.

A partir du verset 20, l’auteur immobilise son récit à l’entrée du village de Béthanie pour y déployer deux scènes parallèles dans lesquelles les deux sœurs remplissent des rôles très différents.

 

Marthe quitte le groupe de deuil constitué par Marie et les juifs pour aller à la rencontre de Jésus. Ce départ place Marthe dans un rapport privilégié de croyante, face à Jésus. Jésus présent, la mort ne peut l’emporter. Cette conviction de Marthe se traduit par ses 3 expressions :

 

Jean a donc typé deux comportements face à la mort : Marie située dès le commencement du récit, du côté du deuil et de la mort (verset 2) symbolise l’homme abattu par la séparation de la mort : l’excès de deuil l’empêche d’accueillir en Jésus le révélateur de Dieu.

 

Tandis que Marthe se présente comme la figure de la croyante qui reconnaît en Jésus l’irruption de Dieu des vivants parmi les hommes. Il est reconnu, plus qu’Elie et Elisée, comme celui qui fait vivre, à l’image de Dieu lui-même.

 

Par Marthe, nous comprenons que par la foi et qu’en Jésus, c’est Dieu qui vient parmi les vivants. Aussi elle confesse Jésus dans son identité véritable, Messie de Dieu (aboutissement du Judaïsme) et fils de Dieu. Ainsi elle récapitule le Judaïsme (Messie) et la nouveauté chrétienne (fils de Dieu) en une norme nouvelle de l’adhésion à Jésus.

 

Père André