Paroisse Catholique des MUREAUX

Doyenné de Meulan, Diocèse de Versailles

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ENTRONS EN AVENT

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entrons en Avent avec le Bienheureux Charles de Foucauld

« Jamais arrière ! »

Il y a cent ans, le 1er décembre 1916, en pleine première guerre mondiale, Charles de Foucauld est assassiné à Tamanrasset où il vivait au milieu des Touaregs. Le 1er décembre 2005, l’Eglise l’a proclamé Bienheureux et donné en exemple à ses enfants.

 

Il a grandi dans une famille catholique et aimante. Même si son enfance est blessée par la perte de ses deux parents quand il a 6 ans (sa mère meurt de maladie et son mari la suit dix mois plus tard, mourant de chagrin). Il fût élevé par son grand-père paternel, colonel à la retraite, qui lui transmet l’amour de la patrie et lui offre la meilleure éducation possible. Sa famille l’entoure, notamment sa grande cousine Marie, fervente chrétienne, âgée de 8 ans de plus que lui, qui est sa confidente (ce sera le cas jusqu’à la fin de sa vie) et qu’il considère comme une seconde mère. Elle lui offrira pour sa première communion un commentaire de Bossuet sur les mystères de la vie de Jésus, livre qui l’accompagnera toute sa vie.

A 15 ans il devient agnostique –il ne croit plus en Dieu, il est gagné par les progrès de la science de son temps qui annonce ce siècle de matérialisme et par les philosophies du « soupçon » où on remet en question toutes les croyances, surtout celle de la foi chrétienne qui sont considérées comme enfantines.

Dès lors, sa jeunesse se passe en égarements et en amitiés diverses (il restera toujours fidèle à ses amis). Il devient soldat, ne supportant pas la vie de caserne et excellent officier de terrain. Quand il n’est pas en mission, il fait la fête et organise des fêtes avec l’argent dont il a hérité de son grand-père, qu’il perd quand il a 20 ans. Mais cette vie de plaisir ne réussit qu’à provoquer un vide douloureux :

« une tristesse que je n’ai éprouvée qu’alors…elle me revenait chaque soir lorsque je me trouvais seul dans mon appartement… elle me tenait muet et accablé pendant ce qu’on appelle les fêtes : je les organisais, mais le moment venu, je les passais dans un mutisme, un dégoût, un ennui infinis… (…) je n’ai jamais senti cette tristesse, ce malaise, cette inquiétude qu’alors. »

Il sera renvoyé de l’armée à cause de son comportement scandaleux et deviendra explorateur au Maroc.

A 28 ans, marqué dans ses voyages par la piété des musulmans, il formule cette prière notamment quand il va dans les églises de Paris : « Mon Dieu, si vous existez, faites-vous connaître à moi ! »

Sa cousine Marie l’invite à rencontrer le prêtre de sa paroisse, l’abbé Huvellin. Ce dernier l’invite à se confesser alors que Charles de Foucauld pensait débattre sur la religion. Alors dans cette confession, Charles de Foucauld rencontre le Ressuscité. Désormais sa vie lui sera consacrée.

Deux ans plus tard, il prononce ses vœux de moine à trappes, Notre-Dame-des-Neiges en Ardèche. Si cette abbaye est connue pour son mode de vie très rude, il trouve que ce n’est pas assez. Il est envoyé dans la plus pauvre des trappes en Syrie. Là encore, il trouve que les moines sont mieux lotis que les villageois. Alors, il va vivre comme un pauvre à Nazareth, méditant sur la vie cachée de la Sainte Famille, il vit dans une cabane dans le jardin d’un couvent de Clarisses.

Puis, en 1901 il devient prêtre et part en Algérie. Il traduit l’Evangile en arabe et en touareg pour permettre aux musulmans de connaître dans leur langue maternelle l’Evangile. Il aimerait leur faire découvrir à quel point « Dieu est aimable » et que « la religion est Amour ». Il vivra comme simple frère de Jésus au milieu d’eux et à cause de Jésus comme frère universel au milieu d’eux. Grâce à son travail sur la culture touareg, ses écrits (il compose un dictionnaire, met par écrits les poèmes et les chants touareg), la culture touareg fait partie du patrimoine universelle de l’humanité (1962, UNESCO)

Après sa mort, de nombreux chrétiens vont s’inspirer de son témoignage pour vivre leur foi dans le monde. Une vingtaine de communauté religieuse vont naître et aujourd’hui 4000 prêtres diocésains à travers le monde se retrouvent en fraternité pour vivre leur mission en s’inspirant de son témoignage.

C’est à lui qu’on doit la très belle prière :

« Mon père, je m’abandonne à Toi
Fais de moi ce qu’il te plaira.
Quoique tu fasses, je te remercie…. »
Je suis prêt à tout, j'accepte tout.
Pourvu que ta volonté se fasse en moi, en toutes tes créatures,
Je ne désire rien d'autre,
Mon Dieu, je remets mon âme entre tes mains.
Je te la donne, avec tout l'amour de mon cœur,
Parce que je t'aime, et que ce m'est un besoin d'amour
De me donner, de me remettre entre tes mains,
Avec une infinie confiance, car tu es mon Père.

Père Xavier